Au bord du précipice, on est obligé d'affronter ses démons.
On m'a toujours répété que Marilyn Manson était une sorte de Monroe du trash (oui, bah oui, je sais je sais), un personnage hybride ayant pour seules obsessions, je cite "égorger des poulets sur scène et faire le show avec le trash le plus violent". Soit. Et, à ceux qui, encore aujourd'hui me disent ça, je leur dis "Écoute donc The High End of Low" et tu verras.
Parce que, à part 3-4 morceaux vraiment cradingues avec des effets électro, cet album est le plus personnel et le plus poétique de Manson que j'ai écouté. Un peu comme SlipKnot, en fait. Y'a fallu attendre une décennie pour que le personnage se retrouve confronté à la vie réelle et se décide à faire un album poignant et soigné. Comme les morceaux Running to the Edge of the World ou Into the Fire, qui sont, pour moi, les deux morceaux essentiels de cet album. Deux morceaux ayant vraiment intégré la notion d'humanité de Brian Warner et laissé de côté le burlesque de Manson (qui sont, bien évidemment, deux personnes différentes).
Il me semble que cet album a été créé et produit l'année des 40 de Manson. D'ailleurs, et toujours au conditionnel, il me semble que le morceau "15" a été écrit en vitesse et enregistré le jour de ses 40 ans, précisément.