Sortir un album comme the last rebel en 1993, c'était osé.
Un album caisse d'épargne, conservateur à l'extrême ; le groupe était en mode : rien n'a changé au pays de l'oncle Sam ; le grunge n'existe pas, Nirvana/Metallica : connait pas.
C'est sans doute pour cette raison que l'album a reçu (en Europe) un accueil mitigé voire est passé totalement sous les radars. En même temps, quand vous présentez votre Rock sudiste (Southern Rock comme disent les anglo-saxons) tradi en face de Soundgarden, Rage against the machine, Prodigy et autres Nine Inch Nails difficile de ne pas paraître ringard.
Avec le recul (2025), on a pourtant un album qui vieillit bien. Les mauvaises langues diront qu'il était déjà vieux à sa naissance que c'est un fossile depuis le début et ce n'est pas totalement faux.
Malgré le désavantage d'adopter un style assez daté, l'album révèle une maitrise (guitare et chant) remarquable. Le niveau technique des musiciens est assez élevé.
A ce propos, il faut souligner la justesse des titres comme One Thing et The last rebel.
Malheureusement, si l'album ne contient pas de très mauvais titre, de morceaux un peu honteux (ou morceaux de "remplissage"), il manque un éclair de génie, une fulgurance (sauf peut-être "Love don't always come easy") pour le rendre réellement mémorable.
En synthèse : on fait du vieux rock (encore et toujours), oui mais on le fait (assez) bien.