Avec The Planets, Gustav Holst transforme les caractères astrologiques de sept planètes en véritables paysages musicaux. Dans cet enregistrement de 1990, James Levine et le Chicago Symphony Orchestra privilégient une interprétation ample et spectaculaire : Mars avance comme une machine de guerre, Jupiter déborde d'enthousiasme tandis que Neptune s'efface progressivement dans quelque chose de beaucoup plus mystérieux. On comprend immédiatement pourquoi cette œuvre a laissé une empreinte aussi forte sur l'imaginaire de la musique de cinéma.
Et c'est justement cette dimension très visuelle que j'apprécie le plus. Certains passages font naître des images presque instantanément, avec une puissance orchestrale qui peut être impressionnante. Mars possède une force rythmique formidable et Jupiter une générosité mélodique difficile à ignorer. Mais sur l'ensemble de l'œuvre, je reste davantage admiratif qu'émotionnellement impliqué. J'entends la richesse de l'orchestration, je perçois tout ce qu'elle a pu inspirer, sans pour autant être constamment emporté.
Les sept mouvements sont également très différents, ce qui fait à la fois la richesse et la faiblesse de l'ensemble à mes oreilles. Certains me captivent tandis que d'autres me semblent beaucoup plus longs et distants. L'interprétation très imposante de Levine accentue encore ce contraste : lorsque la musique décolle, elle est spectaculaire, mais dans ses passages plus contemplatifs, j'ai parfois du mal à rester accroché.
Résumé
Une œuvre orchestrale impressionnante et incroyablement évocatrice, dont certains sommets me fascinent davantage que l'ensemble ne me touche.
🪐 Un voyage grandiose dans le système solaire, devant lequel je reste parfois spectateur plutôt que véritable passager.