On en connait tous des groupes qui ont tout donné sur les premiers albums et puis qui ensuite radotent un peu.
Plus rares sont les groupes que l'on pensait vieillissant et qui sortent un album culte une bonne décennie après leurs débuts.
Through the Ashes of empires fait partie de ces rares albums qui rappellent la légende du phénix lequel renait toujours de ses cendres.
Alors Machine Head n'était pas réellement mort au moment de la sortie de cet album, mais c'était un groupe des années 90 et il pouvait sembler un peu ringard par rapport aux groupes qui cartonnaient à l'époque (Limp Bizkit, Linkin park, Korn, etc..).
L'album a une qualité indéniable : sa production car s'il est bien produit par le leader du groupe lui même (Rob Flynn), il a été mixé par un ponte anglais : Colin Richardson.
La presse rapporte que le groupe (américain) a traversé l'atlantique pour livrer les bandes à Monsieur Richardson et suivre son travail lequel a durée plus longtemps que prévu ce qui a retardé la sortie de l'album. Pour autant, le résultat est à la hauteur des attentes les plus élevées, le mix est parfait on distingue très nettement tous les instruments (notamment la batterie) et les riffs de guitare font trembler les murs.
L'album débute et se termine sur les chapeaux de roue (imperium, Bite the Bullet, Wipe away the tears, Descent the shade of night) malheureusement au milieu de l'album on ressent un assez net manque d'inspiration.
En synthèse : une production de très haute volée un peu ternie par un certain manque d'inspiration à mi-parcours