True North
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True North

Album de a‐ha (2022)

A-Ha en 2022, surprenant mais aussi monotone.

Le trio norvégien n’avait rien sorti depuis 7 ans quand il fait paraître cet album en 2022. C’est la belle pochette qui m’a donné envie de l’écouter car j’aimais bien A-Ha dans les années 80 avec leur suite de tubes imparables. C’était l’époque des « P’tits clous » de Marc Toesca dans le Top 50 ! Mais depuis les années 90, j’étais passé à d’autres choses, parfois bien plus extrêmes. Allez, je me suis lancé et la surprise apparaît d’entrée. Le trio reste dans un registre pop orchestrale très sixties, on pense souvent aux arrangements de Burt Bacharach. Des chansons mid-tempo pas du tout dansantes ; à la limite, on peut les écouter pour se relaxer mais de là à se remuer le popotin en chantant à tue-tête, n’y pensez même pas. Après tout, un groupe, pour savoir durer, doit savoir évoluer et ne pas rester coincé dans le passé glorieux, ce qui est plus gênant qu’autre chose. Un groupe new wave comme Duran Duran a su évoluer en mêlant à leur pop de l’électro voire des ambiances plus sombres parfois ("Danse Macabre" sorti en 2024).

Morten Harket n’amène sur cet album aucune composition, Magne Furuholmen et Pal Waaktar-savoy se partagent donc les titres à égalité mais les deux premiers singles ont été signés par Magne, d’où une légère prééminence du premier. C’est un album d’ambiance pas désagréable mais qui se révèle pour moi trop monotone. Il manque un ou deux morceaux plus rythmés qui viennent titiller l’oreille et y rester, c’est le gros reproche que je leur ferais. Rien ne décolle jamais vraiment, ça ressemble plutôt à une ballade tranquillou-bilou dans les fjords norvégiens avec des mélodies pas assez marquantes pour durer (« I’m in », "You Have What It Takes", « True North »…). La pop orchestrale se teinte parfois de rythmes électro qui nous rappelle leur passé mais rien qui suffise à réveiller nos oreilles assoupies comme dans « Hunter in the hills ». Le problème est aussi que dans ce registre de la pop orchestrale inspirée des sixties, un artiste comme Neil Hannon dans son (faux) groupe The Divine Comedy, a réalisé des albums superbes avec lesquels il est difficile de rivaliser. Alors, bon, pas désagréable mais de là à être séduit, le marge est (trop) importante. Les trois vidéos des titres extraits en singles ont été tournées en même temps, ce qui renforce encore plus cette sensation d’uniformité.

JOE-ROBERTS
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le 22 oct. 2025

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