Cela fait maintenant 3 ans que le précédent album de Devildriver est sorti. Trois années durant lesquels son frontman n'a pas chômé, ayant enchaîné la précédente tournée de promotion avec la résurrection de son précédent groupe, Coal Chamber avec à l'appui un nouvel album et une tournée également, puis le temps de gestation de ce nouveau chapitre de la discographie de Devildriver.
Pourquoi un nouveau chapitre ?
Pas simplement, par ce qu'il s'agit de la nouvelle galette du combo de Santa Barbara, mais bel et bien du septième (et oui, déjà !).
Et qu'un changement majeur au sein du line up du groupe a été opéré:
Jeff Kendrick (guitare) a laissé place à Neal Tiemann (un inconnu de la scène metal au parcours atypique...)
Et John Boecklin (batterie) a été remplacé par Austin D'Amond ouvrant auparavant au sein de Bleed The Sky et Chimaira.
Bref, deux membres fondateurs faisant l'identité de cette machine de guerre ont été remplacé par des individus ayant tout à prouver: pari risqué.
Dès la première écoute on s'aperçoit que divers éléments de l'essence de la bande de Dez a disparu:
Peut-on encore parlé de Groove metal ?
Le batteur n'a pas le groove du précédent qui apportait beaucoup à l'identité du groupe.
Les mélodies ne se retiennent pas, les riffs de guitares ont perdu en efficacité;
c'est l'efficacité générale qui faisait parti des racines de la formation qui a disparue.
Est ce un album transitoire ? Est ce simplement une évolution que je ne peux simplement pas pleinement apprécier ? Est ce que cet album a besoin de dizaines d'écoutes pour permettre d'être savouré à sa juste valeur ? Le temps n'y fera rien car après les nombreuses écoutes, aucune piste, porte d'entrée, ne laisse entrevoir une possibilité d'écoute ne laissant pas un goût amer, la déception de l'écoute d'une musique fade, peu inspirée ayant perdu en route une partie de son âme...