Je me souviens d'une K7 en ma possession avec quelques uns des clips de l'idole des mômes, qui prenait plusieurs poses sur la jaquette avec sa guitare. Ça devait être Rock'n Roll ! Après une courte recherche – merci Internet - je la retrouve : il s'agissait d' « Une Histoire d'Amour (L'album en Vidéo »).
Revoir ça laisse comme une drôle d'impression : je reconnais les mélodies, voire certaines images (preuve du nombre de fois abyssales où j'ai du la lancer dans le magnétoscope) mais je ne peux m'empêcher de trouver le tout désuet, un frisson de mauvais goût, voire de gêne intérieure. Étonnant que les Youtubeurs ne se soient pas encore emparés de certains extraits. Ça sonne aussi générique que les génériques 90's d'AB productions, même quand ça sort les grattes, sans compter la niaiserie des paroles, tournant principalement autour de l'Amour (ça marche toujours), même quand on s'y attend pas. Et au final, la voix nasale de Dorothée, il faut savoir l'apprécier ; c'est étonnant qu'elle ait réussi à être aussi populaire.
Dans les choses étonnantes, une reprise du « Great Balls of Fire » en compagnie de Jerry Lee Lewis lui-même et un accent de Dorothée à couper au couteau, un combat de boxe et une choré digne de la baston d'Hélène et les Garçons, des musiques exotiques où l'on évite de justesse les « blackfaces », les robots d' « Around the World » avant l'heure sur le riff de « Marcia Baïla » et du féminisme 90's sur « Chou Hibou Genou Caillou ». Sans oublier Bernard Minet, éternel batteur de la boîte.
Outre la rigolade, on peut apprécier l'innocence de l'ensemble - qui manque cruellement aujourd'hui - innocence tout à fait catéchiste d'un « Il Faut Chanter » ou nostalgique d'un « Mourir mon Cœur » que je vais considérer par défaut comme titre préféré de l'album.