Pour le 28e album de sa carrière, Julien a travaillé à la production avec Benjamin Biolay et des paroliers qui se nomment Serge Lama, Carla Bruni devenue au fil de temps sa plus longue collaboratrice, Gaëtan Roussel et Didier Barbelivien. Belle équipe pour un bel album, épuré, on est très loin du son rock FM des années 80 (ne pensez pas à un tube dansant comme « Lili voulait aller danser » !). Peut-être aussi un peu monotone sur la durée en privilégiant un son uniforme. Maintenant, certaines chansons vous marquent d’entrée comme « Les Parvis » sur l'assassinat d'Agnès Lasalle, professeure dans les Pyrénées-Atlantiques, et la danse de son mari en son hommage lors de ses obsèques. Ou encore « Saint Nazaire » sur la mort de son frère dans un crash d’avion. Des thèmes difficiles mais qu’il avait besoin d’aborder, sans pathos et avec beaucoup de finesse. Ces deux morceaux sont signés par Paul Ecole (Calogéro, Patrick Bruel, Christophe Maé…). Des chansons sur la vie au sens large, pas seulement ses drames mais aussi sur l’amour à deux («En serais-je moins fou de toi ? ») , l’amour paternel (« Un père c'est fait pour ça »), la maladie, la vieillesse. Malgré la tristesse, la vie l’emporte toujours avec lui et c’est aussi pour ça qu’on aime ses chansons. Un joli album, que j’aurais aimé juste un peu plus varié. En 2027, Julien fêtera ses 80 ans sur la scène de Bercy pour un concert exceptionnel avec sans aucun doute des invité(e)s. Une carrière extraordinaire.