Universal par Strangeman57
Après la déception provoquée par "Liberator", Andy McCluskey se devait de se rattraper et a la bonne idée d'abandonner l'Euro-Dance pour s'adonner à quelque chose de plus pop-rock, à l'image des groupes de britpop se révélant à cette époque (Oasis ou Blür pour ne citer que les plus connus). Pour une fois, les synthés ne sont plus utilisées principalement sur l'ensemble, mais en fond, venant égayer certains passages. Les boîtes à rythmes cèdent la place à de la batterie réelle, de vraies choeurs viennent parfois accompagner Andy et les guitares acoustiques comme électriques sont de mises.
Parfois, la formule fonctionne ("The Moon & The Sun", écrit avec Karl Bartos de Kraftwerk, un de ses idoles... ce n'est pas rien!), parfois moins ("Very Close to far away", trop longue, écrite avec son ancien collègue "Paul Humphreys"... parfois mieux vaut laisser de côté le passé); tout dépend en fait de l'inspiration du bonhomme, mais globalement, rien n'est vraiment mauvais sur cet album, même si rien ne marque vraiment, comme les deux premiers singles ouvrant l'album. La plupart des morceaux commencent en douceur pour exploser (pas trop non plus hein) et montrer tout leur potentiel sur la fin.
Outre cette pop-rock endiablée, on trouve aussi sur cet album deux belles ballades orchestrales ("The Black Sea" et "If You're still in Love with me", la dernière étant arrangée par Anne Dudley, ex-"Art of Noise"), une autre ballade accompagnée seulement d'un choeur ("The Gospel Of St Jude") et de la Synthpop typique de leur deuxième période 80's ("The Boy is here to see you" ou "New Head", rythmés façon 90's). Encore une fois, aucune de ces originalités ne sont vraiment mauvaises et elles se fondent parfaitement dans le reste de l'album.
Malgré tout ce beau monde, toutes ces belles idées et tout ces efforts fournis par Andy, cela ne suffira pas à sauver le groupe, même si l'un des single ("Walking on the Milky Way") réussit à rentrer vite fait dans le top 20 UK, le reste ne fait guère parler de lui et l'album se vendra aussi mal que le précédent. Andy, sûrement déçu, décide alors de mettre une fois pour toute les clés à la porte... avant de la rouvrir pour un revival une quinzaine d'années plus tard.