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le 13 sept. 2014
SuivreCritique de Untogether par mediamus
Blue Hawaii est un duo d'electro pop constitué par Raphaelle Standell-Preston, membre de Braids et Agor (Alex Cowan) appartenant à la même scène montréalaise que Grimes et Purity...
Note personnelle : 7/10
Dans Untogether (2013), Blue Hawaii explore la fin d’une relation à travers une production électronique subtile et introspective, où chaque texture semble porter une émotion retenue. L’album impressionne par sa cohérence sonore : voix vaporeuse, beats minimalistes, nappes synthétiques feutrées – tout semble pensé pour évoquer le flottement, l’incertitude.
Ce qui m’a plu, c’est cette manière de sculpter l’absence : les silences, les vides et les échos deviennent des éléments musicaux à part entière. L’approche lo-fi, presque DIY par moments, crée une atmosphère intime mais distante, comme si l’auditeur était invité dans un espace émotionnel privé mais inaccessible.
Cependant, cette esthétique ultra-contrôlée peut aussi créer une forme de monotonie : certains morceaux se fondent les uns dans les autres sans vraiment marquer. On reste admiratif de la maîtrise, mais un peu frustré par le manque de relief ou d’élan.
En somme, Untogether est une œuvre exigeante et sensible, où la production devient narration. C’est une belle réussite formelle, à la fois fragile et calculée, qui mérite l’écoute — même si elle ne s’adresse pas à toutes les oreilles.
Créée
le 17 avr. 2025
Critique lue 1 fois
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