« Vie » prouve que Doja Cat reste l’ultime caméléon de la pop, en offrant un album qui émeut, séduit et divertit selon ses propres règles.
En mélangeant la pop des années 1980 et le R&B sur Vie, Doja demeure une savante insaisissable qui tord les genres.
L’album ressemble à un amalgame de ses deux prédécesseurs : l’énergie rap de Scarlet et le punch pop de Planet Her.
Entendre le tiraillement entre ces deux faces ([Hot Pink en 2019 / Planet Her en 2021 vs. Scarlet en 2023) de Doja est un plaisir immense.
Les morceaux les plus marquants du disque embrassent pleinement la synthpop des années 1980.
« Jealous Type » est un banger rétro malin, évoquant avec frisson Janet Jackson à son apogée la plus charnelle.
Pourtant, comme pour tout Vie, cela souligne la puissance de Doja Cat en tant que diva qui tient les rênes ici.
Un disque qui réaffirme que Doja n’a pas besoin d’entrer dans une seule case pour devenir l’artiste qu’elle est destinée à être.
C’est une idée avec laquelle elle semble elle-même avoir fait la paix, aussi éprouvant (ou public) que cela ait pu être, et « Vie » n’en est que meilleur pour cela.