Un album qui fait vaguement bonne impression avec ses deux premiers titres sous infusion baggy british/revival Rolling Stones à la Primal Scream (plus période Give Out But Don't Give Up que Screamadelica hélas). Mais dès "Drugstar", les affreux synthés nous ramènent direct dix ans en arrière (enfin, dans les années 80 quoi, donc potentiellement 15 ans en avant vu que les premiers morceaux sont très '70s). Ensuite, c'est donc du pur Indochine avec des arrangements ringards et des paroles embarrassantes, de temps en temps vaguement efficace. Heureusement, les deux avant-derniers titres relèvent le niveau, avec un "Kissing My Song" de nouveau baggy et son sample de Led Zeppelin, et le trip-hop "L'Amoureuse". C'est dommage car "Punishment Park" sur Le baiser avait prouvé qu'Indochine pouvait faire bien mieux que des pâles imitations de ce que la scène indie britannique faisait cinq ans auparavant. Et c'est encore ce que cet album a de meilleur à offrir.