Avec Welcome Oblivion, How to Destroy Angels propose un voyage sensoriel dans un monde post-industriel où la beauté se teinte de froideur. Entre ambiances électroniques troubles, rythmiques déstructurées et voix fantomatiques, le groupe livre un album aussi conceptuel que déroutant.
L’univers sonore est riche, précis, presque clinique. On reconnaît la patte de Trent Reznor et Atticus Ross, déjà rodée dans leurs musiques de film. Mais là où cette esthétique fonctionne à merveille pour illustrer des images, elle peine parfois à porter l’émotion seule.
La voix de Mariqueen Maandig, distante mais élégante, renforce cette impression de rêverie froide. Si certains morceaux comme “Ice Age” ou “How Long?” réussissent à injecter une touche d’humanité, d’autres s’enlisent dans une certaine redondance.
Visuellement et conceptuellement, le projet est très cohérent. L’album impressionne par sa direction artistique globale, mais laisse parfois l’auditeur à distance. On admire plus qu’on ne s’attache.
7/10, pour une œuvre ambitieuse et immersive, mais qui manque parfois de chaleur pour totalement emporter.