J’avais découvert Véronique à l’occasion de sa tournée symphonique alors que j’étais ado en 1991 aux Francofolies de la Rochelle. Un moment hors du temps où l’orchestre avait fini sous une pluie battante protégé par...des parasols ! En 1993, elle se produisait sur la scène du Zénith de Paris, auréolée du beau succès de son album « Sans regrets ». Elle était entourée de musiciens anglo-saxons dont le fidèle et légendaire Lee Sklar à la basse ainsi qu’une section de cuivres bien brillante (Lee R. Thornburg (Trompette), Lon Price (Saxophone) & Nick Lane (Trombone) mais c’est le français Hervé le Duc qui se charge de la direction de l’orchestre ainsi que des claviers. Le son d’ensemble est très rock FM, bien puissant, on pourrait presque dire « californien » rappelant les années que Véronique a passé aux Etats-Unis. C’est l’occasion de donner une nouvelle jeunesse à des chansons anciennes comme « Bahia », « Le temps est assassin » mais aussi de rendre hommage à Michel Berger avec « Seras-tu là ? » chanson qu’il avait écrite alors que Véronique vivait aux Etats-Unis après l’avoir quitté et à laquelle elle avait répondu avec la bien nommée « Je serai là ». Un jeu de questions-réponses par chansons interposées qui était leur moyen de communiquer après leur séparation. Les versions de « Y a pas de doute », « Bernard’ song », « Les délices d’Hollywood » (superbes cuivres!) ou encore « Rien que de l’eau » font partie des meilleures versions live de sa discographie. Allez, j’aurais juste aimé avoir un double live reprenant l’intégralité de la prestation mais là, je pinaille. Quelques mois plus tard, Véronique a offert une nouvelle performance aux Francofolies de La Rochelle où elle était entourée d’amis comme Michel Fugain, Marc Lavoine, Paul Personne, Maxime Le Forestier, William Sheller...et qui a donné lieu à l’album live « Comme ils l’imaginent ». Quels beaux souvenirs.