On retrouve ici le même souci que dans le tome précédent, à savoir que la trame principale fait du surplace, tel un hamster qui pédale dans sa cage et qui se croit encore au marathon de New York : il a beau turbiner comme un fou, il n’avance pas d’un poil de cul… au moins produit-il sans doute un peu d’électricité, qui sait ?…
Bref, la légende d’Excalibur ne fait pas d’étincelles ici et se contente de continuer sur son rythme de croisière avec sa multitude de personnages qui se querellent et veulent prendre le pouvoir… On suit tout cela d’une attention distraite sans que cela devienne jamais distrayant, hélas ! il faut dire que de toute façon, ça se passe bien avant la Table Ronde et qu’Arthur, Lancelot ou Morgan sont soit des ados, soit des bébés… c’est surtout Merlin qui se décarcasse ici, comme le père Ducrasse.
Bref, pour dire les choses moins poliment, on se fait bien chier là-dedans et l’album tourne en rond, à tel point qu’entre le début et la fin de l’ouvrage, on ne fait pas vraiment la différence ! le ‘scénario’ veut se donner des airs de grandeur et de complot(s) mais brasse surtout des courants d’air…
Dommage évidemment pour le dessin toujours aussi bien fait qui procure à cette histoire (poussive) un fort beau plumage mais malheureusement, rien n’y fait : ça se traîne… misérablement !