Gare à la Cour des Hiboux, qui d’en haut scrute Gotham

Avis sur La Cour des hiboux - Batman, tome 1

Avatar Romain Picard
Critique publiée par le

Débuter les comics de la Distinguée Concurrence de nos jours, et pour parler vulgairement, c’est le grand bordel… Mais ça, c’était avant !
Car depuis la rentrée 2011, la maison d’édition américaine a décidé de repartir à zéro, avec la création d’un univers commun à l’ensemble de ses héros et la parution de 52 numéros en permanence.

Ainsi, après avoir lu différents relaunch (Flash, Green Lantern et Swamp Thing), j’ai décidé de m’attaquer à un des héros que j’apprécie le plus : Batman. Pour cette nouvelle version, l’homme chauve-souris a été pris en charge par Scott Snyder (scénario) et Greg Capullo (dessin). Une équipe que je connais peu, excepté Snyder dont j’ai pu apprécier (et adorer) le run sur Swamp Thing (version New 52).

Batman > Flash > Green Lantern

À l’instar de Flash et Green Lantern, La Cour des hiboux débute alors que Batman est déjà bien installé à Gotham. Il a mis de nombreux ennemis à l’ombre et la bat-family compte, entre autre, Dick Grayson, Tim Drake et Damian Wayne. Mais contrairement aux autres histoires que j’ai pu lire, on sent dès les premiers chapitres que le travail effectué par Snyder et Capullo est un cran au-dessus !

Greg Capullo et Scott Snyder, un duo d'exception

Premièrement, l’histoire mise en place est très riche. En effet, Snyder ne se contente pas de nous raconter une aventure de Batman. Il nous parle de l’ensemble de l’univers du héros et n’hésite pas à donner à la ville de Gotham un rôle prépondérant. Une profondeur manquante au récit de Brian Buccellato sur Flash.
De plus, contrairement à Hal Jordan dans Green Lantern (version New 52), Bruce Wayne et Batman sont réellement acteurs dans leur récit. Il est ainsi plaisant de constater que la facette détective de Batman est souvent mise en avant.
Ce mélange rend ainsi l'histoire mise en place par Scott Snyder plus intime et beaucoup mieux ficelé que ceux des autres héros. Et les dessins de Capullo agrémentent parfaitement le récit.

Le duo n’hésite même pas à malmener nos repères de lecture durant un des chapitres, rendant palpable le désespoir de Batman face à un ennemi implacable, captivant et bouillant de charisme.

La Cour des hiboux = meilleur récit New 52 ?

La Cour des hiboux est donc probablement le meilleur “lifting” des New 52. Construit, captivant, travaillé et intime, DC Comics donne à son héros le plus populaire une équipe gagnante qui fait mouche à chaque page.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 261 fois
2 apprécient

Autres actions de Romain Picard La Cour des hiboux - Batman, tome 1