Labyrinthes
7.5
Labyrinthes

BD (divers) de Jerry Kramsky et Lorenzo Mattotti (1988)

Ce tome est en fait composé de plusieurs courtes histoires surréalistes. Lorsque les deux auteurs ont decidé de tout compiler ensemble, ils ont tenté de lier chaque histoire entre elles en ajoutant une page de transition. Mais tout relier, vouloir à tout prix faire sens pour des choses si disparates, c'est saboter cette même volonté de sens; difficile en effet de retenir une intention globale au travers de ces diverses aventures. En revanche, chacune apportera une leçon de vie, une morale, un message.

Je préciserai tout de même que la première histoire met le lecteur sur une mauvaise piste: l'auteur semble annoncer un retour au comique burlesque du premier tome, mais les autres histoires vont plus loin, la critique se veut plus pertinente plus recherchée et surtout plus dissimulée sous un tas de métaphores colorées. Certaines histoires s'avèrent même assez sombres. Puis l'album se termine avec des histoires poétique faite de textes illustrés, tantôt amusantes, tantôt graves.

Dans cet album il est encore plus difficile de déceler où se situe la patte de Kramsky, sachant que certaines histoires sont l'ooeuvre de Mattotti seul, et que les autres ne sont que rarement signées (le dossier présent dans l'album précise tout de même que, si Kramsky n'agit pas directement sur l'histoire, il a toujours été influent sur Mattotti, on peut y voir là un travail indirect de ce scénariste). C'est un peu dommage bien que je doute que ce mystère ne soit pas la volonté des deux artistes.

Graphiquement Mattotti retrouve ses pastels adorés, et se permet un découpage plus nuancé que le graufier (attention, ce n'est pas péjoratif, j'adore le gaufrier!).

Bref, Labyrinthes est un véritable bordel mais ça ne manque pas pour autant d'intérêt; les commentaires sociaux sont pertinents, et le graphisme toujours épatant. A lire.
Fatpooper
10
Écrit par

Créée

le 28 mars 2012

Critique lue 225 fois

1 j'aime

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 225 fois

1

Du même critique

Les 8 Salopards
Fatpooper
5

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

124 j'aime

35

Strip-Tease
Fatpooper
10

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014

123 j'aime

45

Taxi Driver
Fatpooper
5

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

123 j'aime

57