J'aime beaucoup les gags en une case. Cela s'apparente peut-être plus à de l'illustration qu'à de la BD, mais on s'en fiche ; ce qui est bien, c'est cette capacité à condenser une histoire en une case, à l'aide de dessin et de texte. On se rapproche un peu plus de la peinture aussi. Ou de la photographie.
Le trait de Glen est enfantin, c'est ce qui fait son originalité. Un dessin léger, doux, agréable, accompagné par une mise en couleurs au crayon de grande qualité car simple mais plein de subtilité (des mélanges subtils de couleurs). À l'instar d'une publicité, il n'encombre pas ses compositions de détails inutiles, il va à l'essentiel et veille à ce que chaque élément ait un sens.
Les idées sont assez drôles ; l'auteur joue souvent sur le contre-sens, ou bien sur la rupture totale qu'il peut y avoir entre ce qui est dit et ce qui est montré. Cette dernière catégorie, même si elle me fait rire, m'intéresse moins, car il est plus facile de partir dans le n'importe quoi que de trouver un lien contradictoire entre le texte et l'image. C'est donc pour la première catégorie que j'apprécie surtout Baxter.
Le livre qui occupe cette critique comporte des deux catégories et pour cette raison je n'ai pu jubiler autant que je l'aurais voulu. En même temps je découvre l'auteur, peut-être que ce recueil-ci est supposé moins bon que d'autres ? Toujours est-il que dans le genre, je préfère toujours Gary Larson, mais que Baxter reste un auter à découvrir pour les amateurs de l'absurde.
Bref, un bon album divertissant, un peu trop vite lu à mon goût (34 dessins seulement!).