J'aime beaucoup les gags en une case. Cela s'apparente peut-être plus à de l'illustration qu'à de la BD, mais on s'en fiche ; ce qui est bien, c'est cette capacité à condenser une histoire en une case, à l'aide de dessin et de texte. On se rapproche un peu plus de la peinture aussi. Ou de la photographie.

Le trait de Glen est enfantin, c'est ce qui fait son originalité. Un dessin léger, doux, agréable, accompagné par une mise en couleurs au crayon de grande qualité car simple mais plein de subtilité (des mélanges subtils de couleurs). À l'instar d'une publicité, il n'encombre pas ses compositions de détails inutiles, il va à l'essentiel et veille à ce que chaque élément ait un sens.

Les idées sont assez drôles ; l'auteur joue souvent sur le contre-sens, ou bien sur la rupture totale qu'il peut y avoir entre ce qui est dit et ce qui est montré. Cette dernière catégorie, même si elle me fait rire, m'intéresse moins, car il est plus facile de partir dans le n'importe quoi que de trouver un lien contradictoire entre le texte et l'image. C'est donc pour la première catégorie que j'apprécie surtout Baxter.

Le livre qui occupe cette critique comporte des deux catégories et pour cette raison je n'ai pu jubiler autant que je l'aurais voulu. En même temps je découvre l'auteur, peut-être que ce recueil-ci est supposé moins bon que d'autres ? Toujours est-il que dans le genre, je préfère toujours Gary Larson, mais que Baxter reste un auter à découvrir pour les amateurs de l'absurde.

Bref, un bon album divertissant, un peu trop vite lu à mon goût (34 dessins seulement!).
Fatpooper
7
Écrit par

Créée

le 22 août 2014

Critique lue 145 fois

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 145 fois

Du même critique

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

14231 critiques

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

14231 critiques

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

14231 critiques

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014