Dans un futur proche, la Grande Guerre entre les cinq races – les humains et les différentes espèces de démons – a vu le triomphe des hommes menés par le héros Cid. Soudain, le jeune soldat Kai est projeté dans ce qui semble être un monde parallèle, où le Cid n’existe point, où les humains ont été vaincus et sont réduits à se cacher. N’écoutant que son courage, il rejoint la résistance. Les deux premiers opus posaient la situation, le troisième s’articule autour de la grande bataille. Kai a réuni un commando d’élite. Accompagné par la mystérieuse Rinne, il se jette à l’assaut de la forteresse de la reine succube Vanessa.
Comme dans tout bon Seinen, les héros secondaires affrontent la piétaille adverse et les dragons, tandis que Kai et Rinne se réservent la très belle Vanessa. La formule a fait la fortune de One Piece. Arikan reprend du maître Eiichirō Oda les jeunes femmes girondes, les insultes et les défis, les regards narquois et les attaques codifiées : « Code Holder » ou « Explosion des enfers ». Je ne peux m’empêcher de penser aux mythiques « Corno-fulgur, Planitron et Rétro-laser » de mon vieil ami Goldorak. À ce fort classique Seinen, il ne manque que l’humour.
Le trop petit format et l’impression en noir et blanc ne rendent pas hommage à la qualité du dessin d’Arikan. Le travail sur les déflagrations, les monstres et les cercles magiques est remarquable. La citadelle explose. Vanessa reste imperturbable. Nos amis parviendront à la vaincre ? Peu probable, car le tome 4 est annoncé et la série pourrait être longue.