À l'ouest de l'infini
6.3
À l'ouest de l'infini

BD franco-belge de Manu Larcenet (1999)

Dans l'espace on n'entend pas Larcenet dessiner

Pas vraiment convaincu par cet album. Dommage parce que j'ai un bon souvenir des premiers albums du bougre chez Fluide Glacial. Peut-être qu'en relisant ceux que j'avais aimé je vais aussi être déçu ?


Le scénario est clairement le point faible de cet album. Les gags sont peu recherchés, parfois directement repris d'ailleurs ; les idées narratives ne sont pas inintéressantes en soi, mais le format de ces histoires empêche de les développer, du coup on en reste plus à une énonciation d'un gag qu'à une mise en pratique. Les univers de science-fiction sont aussi intéressants, mais trop peu exploités, à nouveau à cause du format. Franchement, je n'ai pas ri de tout l'album, à peine souri.


Graphiquement, j'avoue ne pas trop avoir reconnu l'auteur. C'est amusant d'ailleurs, de voir combien il a évolué pour créer son propre style (aujourd'hui imité). Certains dessins semblent là aussi avoir été repris d'autres albums (le mec sans bras qui donne un coup de pied par exemple, j'ai déjà vu cette case mais je ne sais pas où). Il y a de bonnes, choses, de belles masses de noirs et de chouettes effets d'ombrage notamment. Les tronches aussi sont sympas. Mais ça manque tout de même un peu d'expressivité, tant dans le corps que le visage. Le trait manque de pleins et de déliés, c'est un peu plat. Et puis il y a cet halo blanc quand un personnage passe dans l'obscurité (ce n'est pas systématique, mais ça arrive souvent) : c'est moche.


Bref, cet album n'est pas une daube ultime, mais les histoires manquent clairement d'intérêt, ne laissant alors plus au lecteur d'autre choix que de se reporter au dessin certes imparfait, mais parfois sympathique.

Fatpooper
4
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le 9 avr. 2016

Critique lue 113 fois

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