Comme toujours, Zep ne se met pas à la place d'un père ou d'un prof pour juger Titeuf. Il se met à sa hauteur. Zep doit lui-même être resté un grand enfant. C'est ce qui expliquerait le succès de sa BD.
Bien sûr, il reste les habituels gags à base de pets, de rots, de chaussettes qui puent. Ce n'est pas d'une grande finesse. Mais, et c'est ce que j'aime chez lui, il se sert de la naïveté de Titeuf pour traiter de sujets plus lourds (licenciements, guerre) avec humour et bienveillance. Car Titeuf, même s'il est nul en classe et pas très gentil avec sa sœur ou certains de ses camarades (Jean-Claude, Vomito), il a bon cœur. Et c'est pour ça que je l'aime bien.