Encore une réinvention du mythe de la chauve-souris… mais une réinvention musclée, frontale, et diablement efficace. Ici, pas question de demi-mesure : ce Batman alternatif se veut brutal, percutant, et profondément moderne. Et ça fonctionne.
On découvre un Bruce Wayne plus dur, plus direct, presque impitoyable, loin de l’image du justicier stratège et distant que l’on connaît. Ce Batman frappe vite, fort, et n’a pas peur de se salir les mains. On sent toute la rage du personnage, porté par une volonté de justice qui frôle la vendetta. Et dans un nouvel univers, cette approche extrême ne dérange pas — au contraire, elle intrigue et séduit.
Les origines du héros sont revisitées avec audace, et toute la construction de son entourage est à saluer : sa bande de "potes" — si l’on peut les appeler ainsi — apporte une dynamique intéressante, qui promet beaucoup pour la suite. Mention spéciale au traitement du costume, repensé de manière originale, aussi bien visuellement que dans ses fonctionnalités. On sent une vraie envie de proposer quelque chose de neuf, sans pour autant trahir l’essence du personnage.
Graphiquement, c’est une claque. Les dessins sont d’une efficacité redoutable, très portés sur l’action et la puissance des poses, à l’image du ton général : exagéré, over the top, mais assumé de bout en bout.
On aime ou on n’aime pas cette version bodybuildée du Chevalier Noir, mais en ce qui me concerne, j’ai été happé dès les premières pages. Cette relecture trouve un équilibre intéressant entre hommage et réinvention. Et elle donne surtout très, très envie de lire la suite.
J’attends le tome 2 avec impatience.