Ce premier tome d’Absolute Batman est une bonne porte d’entrée dans un univers alternatif où le Chevalier Noir se révèle bien plus violent, massif et animal. Ici, Batman est moins riche mais toujours aussi intelligent. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est son ancrage plus profond dans Gotham : ses amis d’enfance sont les vilains que l’on connaît, et ses gadgets privilégient clairement l’efficacité au design tape-à-l’œil.
Côté scénario, j’ai aimé découvrir un Batman plus humain, avec des failles et des doutes, même si ces aspects psychologiques sont parfois survolés un peu trop rapidement au profit de l’action. Le déroulement reste efficace, mais sans véritable surprise.
Pour ce qui est du dessin, je suis plus mitigé. Certains plans sont vraiment réussis et marquent les esprits, mais d’autres m’ont semblé tout juste passables. Globalement, je ne suis pas totalement convaincu par le travail de Nick Dragotta sur l’ensemble du titre.
En résumé, c’est une bonne mise en bouche, qui donne envie de voir où la suite va nous mener. J’espère que le côté psychologique et relationnel sera davantage développé, et que Snyder ne tombera pas, comme il lui arrive parfois, dans une dérive trop excessive au fil des tomes.