On commence à deviner les contours de ce fameux ‘Cycle’ qui balance sa gracieuse héroïne de planète en planète à chaque tome : ça sent l’inspiration Stargate, ce qui ne constitue ni un compliment ni une critique en soi, car c’est la narration des évènements en définitive qui en détermine l’intérêt éventuel.
A cet égard, la narration fait hélas faux bond : Cyann se borne juste à changer de copine à l’insu de son plein gré et à suivre le parcours fléché jusqu’à la prochaine ‘porte’… Cette fille tarée au nom aussi imprononçable qu’impossible à écrire (‘Aïeïa’) est une caricature ambulante qui n’apporte pas grande eau au moulin du récit qui continue de patauger péniblement au fil des pages.
La technique est toujours (globalement) agréable avec ce côté fripon qui vous invite à reluquer les formes plus ou moins dissimulées de ce duo de choc -quoique plus dissimulées que dans les deux tomes précédents à notre grand regret. Les visages bien qu’en progrès marquent encore le pas ici et là, néanmoins.
Au final, force est de reconnaître qu’on s’ennuie sensiblement, soit bien plus qu’on ne voudrait malgré l’univers bizarre et toujours dépaysant.