Avec Aliens : Absolution, on quitte un peu le terrain du blockbuster spatial pour plonger dans une histoire plus intime, presque spirituelle. Dave Gibbons construit un récit autour de Selkirk, un prêtre rongé par la culpabilité, exilé sur une planète perdue. Là, il doit affronter non seulement les terrifiants xénomorphes, mais surtout ses propres démons intérieurs.
Ce que j’ai aimé, c’est ce mélange surprenant entre horreur viscérale et questionnement religieux : la foi, le pardon, le poids du passé. On n’est pas dans l’action pure, mais dans une atmosphère tendue, chargée de symboles. Et puis il y a le dessin de Mike Mignola — reconnaissable entre mille — qui apporte cette touche gothique, sombre et anguleuse, idéale pour donner corps à un récit hanté par la peur et la rédemption.
En revanche, l’intrigue reste un peu mince : une fois passée la surprise du ton très différent des autres récits Aliens, on devine vite la trajectoire de l’histoire. C’est plus une fable qu’un thriller, et ça peut laisser un sentiment d’inachevé.
En résumé
Un Aliens singulier, à la fois angoissant et méditatif, qui ose sortir des sentiers battus même s’il manque parfois d’ampleur.
✨ Un détour étrange et fascinant dans l’univers des xénomorphes.