Une ‘working girl’, une ‘bizness woman’ qui travaille dans le parfum se reconvertit tout-à-coup dans la culture du café… elle se rend donc en Colombie, car la Colombie, ce n’est pas que la cocaïne, c’est aussi le café, de l’excellent café eh oui… Accessoirement ou plutôt parallèlement, on suit également les difficultés d’une petite plantation au Brésil bien que ce tome 1 s’intitule « Colombie »… bonjour la cohérence mais bon…
Disons-le franchement en tout cas, on s’ennuierait beaucoup moins à lire la page wikipedia à la section café qu’à tenter de lire ce premier tome très poussif qui ne cesse de geindre et de s’offusquer, s’indigner à chaque page… ou presque.
En effet, rien qu’on ne sache déjà ici à propos des cours des matières premières, de la spéculation et du label « commerce équitable » qui n’a rien d’équitable en raison de petits truqueurs de merde particulièrement opportunistes. Sans compter bien entendu que, le saviez-vous (!), on peut croiser de drôles de loustics en Colombie !… (incroyable…).
Ce premier tome enfonce donc des portes ouvertes sans s’arrêter et joue son Caliméro de service comme dans l’émission-poubelle « Capital » : c’est naïf, à côté de la plaque et sans aucun intérêt.
Le dessin est pour sa part affreux et raté, mais on ne sait s’il est davantage raté que véritablement affreux, sans doute un peu des deux je crois. Et la mise en couleurs est mal mise. Et mal faite. Voilà donc une Bd (en 3 tomes) qui ne vaut pas un pet, et qui s’avère tout aussi opportuniste que ceux qu’elle prétend dénoncer.