Béguin d’une lycéenne immature ou coup de foudre inattendu d’une fille qui n’a pas passé son complexe d’Electre, la grande Akira tombe en tout cas amoureuse du gérant du restaurant où elle travaille de temps en temps… Lui le quarantenaire esseulé et divorcé ne sait pas trop comment réagir…
Les premiers tomes sont beaucoup moins niais que l’on pourrait s’y attendre -même si on s’y attendait…- et se révèlent souvent drôles, l’auteure ayant saisi et brocardé avec à-propos les codes et les clichés de la séduction entre faux timides, toute en maladresses impromptues et nuances (mais bien en dessous de 50).
Puis, tout cela s’essouffle hélas, il faut bien l’avouer, ne cesse de s’essouffler tandis que le soufflé retombe, plombé par la valse-hésitation des sentiments amoureux qui prennent une tournure enuyeuse et décidément imbécile. A tel point que j’ai eu bien du mal à finir le tome 6 et sachant qu’il en restait encore 4, il m’est tombé des mains.
Bref, ça piétine sévère et la galerie des autres personnages neuneus qui gravitent autour de ces deux tourtereaux n’arrange pas les choses. Le dessin est aéré et toujours clair, assez bien fait ma foi mais l’ensemble est décidément trop nunuche pour convaincre.