Ce qui s’apparente de prime abord à un shojo pas jojo ou au mieux à un shonen con-con et neuneu s’avère en vérité une merveilleuse satire des comportements amoureux : curiosité, moqueries (et surtout taquineries), plaisanteries, parade (amoureuse bien sûr, comme un paon…) et bien entendu, valse-hésitation de la drague : un pas en avant, deux pas en arrière…
Tout cela est bien connu et farci de clichés (surtout dans ce milieu scolaire) mais accommodé ici à une sauce satirique jubilatoire. C’est souvent, très souvent drôle sur ces 18 premiers tomes (il n’en manque plus que deux !) avec néanmoins un premier tome pas forcément très engageant… car la mécanique infernale peine quelque peu au début à se mettre en place, mais lorsqu’elle est lancée… on ne peut plus l’arrêter !
Cependant, ce n’est pas que drôlerie et humour potache entre la fille extravertie et le garçon introverti, car peu à peu, une idylle apparaît, presque à l’insu de leur plein gré, une idylle étonnamment juste et pas du tout niaise comme on aurait pu le craindre… on trouve ainsi dans cette relation une adorable subtilité, de tome en tome.
Mais de nombreux personnages secondaires participent de près ou de loin à cette comédie romantique, notamment bien des copines (complètement tarées) de Nagatoro qui viennent mettre régulièrement leur grain de sel…
Le dessin est fort bien fait en soi mais se caractérise par son expressivité, notamment les mimiques de Nagatoro, bien sûr habilement croquée mais surtout ses sentiments et ses contradictions qui se lisent sur son visage comme un livre ouvert ! ça aussi, c’est charmant, mignon et… drôle !
Il ne reste donc plus qu’à attendre la fin, à savoir s’ils vont enfin copuler comme des bêtes et faire une ribambelle de chiards ou s’ils iront chacun de leur côté lors d’une séparation drâmatiquement drââmatique… ou simplement se perdre de vue : loin des yeux, loin du coeur… wait and see.