T’as déjà essayé le concept de dualité à 8h un dimanche matin ? Bon j’me calme quand même, c’est un roman graphique, y’a des manières plus dégueulasses de philosopher qu’avec un café et un bon gros bouquin avec de chouettes illustrations et une histoire qui tient vraiment bien la route (et qui donne à réfléchir), nan ?
Asterios aurait dû avoir un jumeau. Ignazio meurt à leur naissance, et, même si c’est du déjà vu, Asterios aura toute sa vie l’impression d’être suivi, ou que quelqu’un agit à sa place à certains moments (c’est pratique ça évite la culpabilité quand tu fais des conneries…).
Pour le reste, lire Asterios Polyp c’est un peu comme d’aborder un grand roman américain ; on commence à New-York au début de la phase dépressive d’Asterios. Gros plan sur son histoire personnelle, ses grands moments de gloire. Narrativement, c’est toujours mieux avec un peu de mythologie et puis aussi il faut voyager vers un territoire plus rural. Là où les Etats-Unis ont leur lots de rednecks au grand cœur et où il fait bon vivre quand tu cherches la rédemption et où tu peux te permettre de partir dans des envolées lyriques et philosophiques sur la complexité de l’être humain.
Asteris Polyp est ce genre de chef d’oeuvre qui dirige le.a lecteur.ice vers des concepts à priori complexes en les rendant abordables, ou du moins à proposer un tremplin pour s’y intéresser et aborde cette dualité dans de nombreux exemples à la fois pertinent et introspectifs.
Les illustrations de Mazzuchelli sont grandioses, originales et fusionnent bien avec la façon architecturale qu’à Asterios de comprendre le monde et ses rapports aux autres.
Fabuleux minou.e ! (et j’ai beaucoup aimé la réponse de l’auteur quant à ce qu’il pense de la dualité, une crotte de nez balancé à cette grande blague qu’est la vie).
Deal pour moi !
- traduit de l’???????? par Fanny Soubiran -
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