Un album que je n'aimais pas vraiment étant jeune. Déjà, par contraste, il arrive après des albums exceptionnels. Goscinny essaie un scénario plus ambitieux que d'habitude, ce qui souligne la rapidité dommageable de la conclusion.
Pour autant, Astérix et le chaudron ne manque pas de qualités. A travers ses arrière-plans travaillés, déjà. Et ensuite parce qu'il essaie de tenir l'idée d'obtenir des péripéties se dénouant autrement que par la potion magique, idée que l'on voit proposée dans le tome prédédent, où elle était considérée comme du dopage pour les jeux olympiques. Ici, pour la première fois, on aura un duel à l'épée concernant Astérix.
Un album honorable donc, qui fait un peu pâle figure après les grandes réussites précédentes. On a l'essai de faire quelque chose d'un peu plus sombre : Astérix ayant failli à sa mission, il est déféré devant un tribunal du village, et banni. Malheureusement, les séquences d'émotion avec Obélix sont ridicules et gâchent cet aspect là. Quant à l'idée du chef moralélastix, dont tout le caractère tient dans le nom, il rappelle que Le combat des chefs avait déjà proposé une rencontre avec un chef gaulois se débrouillant autrement de l'occupation romaine. Il faut croire que l'idée n'est pas si bonne, puisqu'elle donne lieu à des albums moins réussis que les autres.