Ce volume d'Astérix avait cet avantage pour moi que je ne l'avais encore jamais lu. Après la colorisation aléatoire de Astérix et les goths, c'est avec plaisir qu'on se retrouve devant un album aux couleurs vives. Le trait a bien progressé depuis les premiers albums. Car il n'y a pas seulement les couleurs, mais aussi le trait particulièrement expressif des personnages.
Si les villageois sont encore peu développés, à l'exception d'Assurancetourix, cela commence à évoluer. On notera également la première apparition des pirates, c'est encore léger mais déjà savoureux, car tout est déjà là.
L'intrigue est encore une fois un prétexte, avec le quatrième enlèvement comme moteur, et cette fois c'est à Rome que l'on emmène le captif, qui s'avère être le barde Assurancetourix, pour le plus grand malheur de ses geôliers.
Si ce quatrième tome possède encore les défauts et les qualités des précédents, les premiers s'estompent au profit des secondes. Le passage du cirque est hilarant, principalement les mimiques d'un César de plus en plus en colère, et les blagues autour de Brutus.
La formule est rôdée, prête à être finalisée dans l'album suivant.