Astérix légionnaire continue l'état de grâce de la série. Les blagues sont toujours très drôles, les dessins toujours très réussis. L'ambiance entre les conscrits fait penser à Astérix gladiateur, en beaucoup plus fin.
En prime, l'intrigue est particulièrement réussie. Il y a du Cyrano de Bergerac sous cet engagement d'Obélix d'aller chercher le promis de Falbala, malgré ses sentiments. D'ailleurs le personnage ne s'appelle-t-il pas Tragicomix?
Et quel rythme! C'est qu'il ne faut pas lambiner. Il faut aller en Afrique, s'occuper des pirates en chemin, avant qu'il n'arrive malheur à Tragicomix. Et bien sûr, taper sur son lot de romains. C'est ça qui est bien, avec cette lutte entre Scipion et César : ça fait encore plus de romains à cogner. (Scipion? Que fait-il ici? Encore une fois Astérix nous apprend l'histoire : on parle sans doute de Scipion l'africain, qui a donc une longévité tout à fait exceptionnelle!)
On notera en prime la grande réussite des personnages secondaires, chaque membre de la légion étant source inépuisable de blagues, jusqu'aux centurions qui auront fort à faire pour mater ce bataillon de fortes têtes.
A moins que tout cela ne soit qu'un camp de vacances.
Qui sait?