C'était un peu le coup éditorial de l'année 2024 : Ken Wakui, l'auteur du succès surprise Tokyo Revengers, changeait d'éditeur et signait sa nouvelle bd dans le Weekly Shonen Jump, le mythique magazine de publication de bd pour ado (qui du haut de sa gloire était le journal tirant le plus d'exemplaire au monde.) Bon plan pour un Jump en perte de vitesse et à la recherche de nouveaux hits après la fin de Jujutsu Kaisenet My Hero Academia.
Et ça a fait complètement pschiiit. Sur le papier c'était cool : Wakui prenait sa formule habituelle de raconter des histoires de gangs et de mafieux, et l'a "Jumpisé" en leur ajoutant des pouvoirs magiques. On y suivait donc les survivants de Tokyo après une pluie de météorite qui leur avait donné des super-pouvoirs. Le protagoniste, héritier d'un clan de yakuza a pour mission de reformer sa famille (remplie de fortes têtes ayant des pouvoirs surhumains) tout en maitrisant un pouvoir lui donnant un poing destructeur.
Mais en vrai, Wakui, c'est pas non plus un grand mangaka : il dessine un peu souvent les mêmes personnages (en intervertissant les coupes de cheveux) et ses scénarios sont loins d'être des chef d'oeuvres. J'ai longtemps dit que si je suivais Tokyo Revengers c'était pour le côté "nanard involontaire" et ce fut aussi le cas sur Astro Royale, vu que les chapitres ne me prenaient guère plus de 5 minutes pour les parcourir.
Le manga s'est arrêté au bout de 50 chapitres ce qui correspond grosso-modo à un an de publication après des ventes catastrophiques. On ne pourra pas dire qu'ils ont pas essayés.