Izumi, maintenant dans le corps de Sakura, cherche à s'installer chez son professeur. Elle met en place un plan machiavélique, visant à évincer l'épouse du professeur en utilisant une forme de "gaslighting", une manipulation psychologique intense pour la faire passer pour folle aux yeux du monde.
Un p'tit mixe entre Esther et Gaslight.
En pire.
Cependant, ce qu'aurait censuré un film, Kazuo Umezu se permet d'y aller subtilement à coup de symbole (ton papillon, ma petite fleur) et c'est franchement limite, jusqu'au dressage de cheveux.
Les situations sont perverses, malsaines et peu crédibles : la fillette qui vit chez son professeur (pas de services sociaux au Japon en 1974? Peut-être), le professeur qui ne croit pas son épouse (ceci dit, dans le premier tome, il demande à sa femme de s'éclipser parce qu'il veut qu'on pense qu'il est célibataire), la femme qui pète les plombs un peu rapidement jusqu'à la tentative de meurtre, (euh moi perso, si on essayait de me faire bouffer des cafards, je me casserais chez ma mère direct), etc... Ce qui me fait dire que, cet homme naïf qui se fait manipuler par une fausse gamine de 12 ans, n'est peut-être pas si innocent dans cette magouille. Il me semble que c'est un peu trop facile. Il est sans aucun doute misogyne, probablement hypocrite, stupide, avec ses airs de jeune puceau effarouché lorsque Sakura (Izumi) l'espionne dans la salle de bain, ou se réveille dans son lit... Bref, personnellement, je n'y crois pas. Alors alors, cela mériterait de lire ce tome 3 pour savoir si le professeur est une version non assumée de Humbert Humbert ou s'il est juste con.