Ce « Basara » est un vieux bazar à bazarder (qui remonte au début des années 90 !) et il serait hasardeux de s’y hasarder : ce ne serait en effet que du temps perdu. L’espèce d’histoire à la godille n’est qu’un vague post-apo (le Japon devenu un désert…) prétexte au manga féodal classique et typique, vu, déjà vu, vu et re-revu.
Et cela commence avec un « élu » (sic !) qui doit rassembler le peuple contre les oppresseurs dont le chef est bien entendu un méchant tyran très méchant et brutal… mais l’élu a une soeur jumelle et le dessin est tellement mal fait, tellement androgyne qu’on ne saurait les différencier…!
Car en dehors de cette histoire niaise à la mords-moi-le-noeud, en dehors de cette stupidité ennuyeuse comme c’est pas permis, le pire de ce manga pourri concerne le dessin raté et confus mais aussi et surtout de mauvais goût : de grands yeux immenses, immensément ridicules et niaiseux !
Tout cela est si chiant et si navrant à la fois que le tout premier tome nous tombe littéralement des mains et qu’on marche dessus sans crier gare, qu’on s’essuie ensuite les pieds dessus, trouvant finalement que ce premier tome fait un très bon paillasson… finalement.