Qu’est ce qu’on m’a rabâché les oreilles avec ce récit complet A la Vie, A la Mort de Tom King sur le couple Batman et Catwoman. Tellement, que j’ai mis beaucoup de temps à m’y plonger. Pour d’autres raisons également. D’abord, je n’aime pas le Batman de Tom King, deuxièmement parce que cette histoire d’amour pollue les aventures de notre héros, enfin et surtout, parce que je n’étais pas à jour pour lire cette histoire. Maintenant, avant de lire le huitième tome de Batman Rebirth, et ce fameux mariage, j’ai enfin pu lire ce récit tant apprécié.
Voici l’histoire d’une idylle qui a traversé les siècles et les dimensions : la rencontre et la romance entre le plus grand détective du monde et la plus redoutable des criminelles. Le justicier et la voleuse ont joué pendant des années au jeu du chat et de la souris en attendant de pouvoir enfin s’avouer leurs sentiments l’un pour l’autre. Voici la plus grande histoire d’amour jamais contée. Voici la ballade sauvage de Batman et Catwoman.
Batman, à la vie, à la mort propose un récit digne des meilleurs one shots consacrés au Chevalier Noir. Totalement abordable pour les lecteurs débutants et tout aussi captivant pour ceux de longue date, il offre un regard inédit sur la relation entre les deux amants terribles de l’univers DC.
De plus, il présente églaement le retour du trop rare Lee Weeks (Daredevil, Superman, Lois et Clark), associé avec le scénariste de Batman Rebirth, Tom King. L’album propose enfin en complément la première collaboration des deux auteurs pour un team-up unique : Batman et le chasseur des Looney Tunes, Elmer Fudd !
(Contient Batman annual #2 et Batman/Elmer Fudd Special #1)
Je vais commencer par le très gros point positif, de ce tout petit ouvrage, les dessins ! Quel plaisir de retrouver Lee Weeks ! (D’ailleurs quel dommage d’avoir le droit à quatre vingts pages de pur bonheur de l’artiste, mais à la monstrueuse converture d’Olivier Coipel…) Lee Weeks est un artiste incroyable, avec un stule à l’ancienne. De beaux dessins, des coups de crayons, pas d’informatique, des personnages sublimes sans avoir besoin de pectoraux à la Batista ou d’énormes seins.
Quatre vingts pages de pur plaisir ! l’accent est mis sur les détails importants, il n’y a pas de fioritures, de superflux. Cela manque, dans les productions actuelles, d’avoir de tels artistes, capables rien qu’aver leurs dessins, de nous emporter dans le récit, et surtout de nous y maintenir.
Avant le fameux mariage, qui pollue les sept premiers tomes de Batman Rebith, entre notre justicier et la féline Catwoman, Tom King et Lee Weeks se posent une question, déjà abordée par le passé (The brave and the bold #197), que ce serait-il passé si nos deux tourtereaux avaient franchi le pas plus tôt.
Les deux auteurs nous proposent donc une nouvelle version de leur début d’idylle.
Au commencement, Catwoman « emprunte » la Batmobile pour s’amuser un peu, emboutir une boutique et y laisser une souris en « cadeau » à Batman ! Au fil du temps la charmante et sensuelle cambrioleuse s’amuse à narguer le justicier, lui volant un stylo, une perle… On sent qu’elle s’amuse avec Batman. Elle veut, aussi, le rendre plus fort, car il lui manque quelque chose. Mais surtout, au fil de leurs courses-poursuite, on sent qu’une petite étincelle s’allume doucement entre eux.
Une énième histoire entre les deux personnages qui ne m’a absolument pas touché, marqué, ni même intéressé. Et ce malgré les somptueux dessins. Néanmoins, je dois bien reconnaître, que j’ai beaucoup aimé la fin de cette histoire. Bien des années plus tard, où nous assistons aux revoir d’un vieu couple s’aimant comme au premier jour. Pour la première fois, Tom King a enfin réussi à provoquer une émotion chez moi, mais c’est prinicpalement grâce aux dessins de Lee Weeks qui a su emplir ses dessins d’une incroyable émotion.
Le tome se termine avec un épisode spécial, où Batman devient la cible d’Elmer Fudd, le fameux chasseur irrascible des Looney Tunes. Elmer est persuadé, à cause des dires de Bugs Bunny, que le justicier de Gotham est le responsable de la disparition de sa chère et tendre Silver Saint Cloud !
Une histoire surprenante, avec des personnages de Looney Tunes merveilleusement humanisés par Lee Weeks, une ambiance sombre, très années 60, et quel plaisir de retrouver Silver !
Bref, un tome plaisant à lire. On est loin de tous les termes élogieux que j’ai pu lire ou entendre. La première partie de l’annual est très banale, redondante et mielleuse. Certes il y a beaucoup de clins d’œil pour les vieux lecteurs, mais pitié, je n’en peux plus de de cette histoire d’amour qui dénature tellement le personnage. Heureusement, le final est d’une puissance émotionnelle incroyable et l’épisode special est génial. Je le préfère de loin à l’annual.