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Pour les adeptes de chevalier en quête de paternité...

L’immersion d’Enrico Marini dans l’univers de Batman m’avait attiré lors de la parution du premier tome de son Batman – The Dark Prince Charming 1/2. La perspective de voir un regard européen se porter sur l’univers culte des comics américains était intriguant. Ma culture « super-héros » est majoritairement cinématographique. En effet, j’ai souvent eu du mal à me passionner pour la lecture d’un comics. Je trouve souvent le rythme de narration et les illustrations assez moyens. En ce sens, l’arrivée de cette nouvelle version du chevalier noir pouvait répondre pleinement à mes attentes en offrant les codes d’une bande dessinée à laquelle je suis plus sensible. Ce diptyque trouve sa conclusion dans la sortie récente de son deuxième épisode.


Ce qui transpirait de la lecture du premier opus était l’affection de l’auteur pour la mythologie classique de Batman. On y retrouvait Alfred, Catwoman, le Joker, Gordon, Harley Quinn… L’adepte grand public que je suis en avait donc pour son compte. Le Gotham proposé par Marini était également, à mes yeux, très réussi. Le bémol que j’avais néanmoins ressenti concernait l’aspect introductif de l’intrigue qui semblait n’être qu’une mise en bouche préparant un dénouement que j’espérais plus intense.


Avant d’entrer pleinement dans ce nouvel album, je me dois de rappeler rapidement les enjeux de la trame posés dans le tome précédent. Bruce Wayne est accusé par une jeune femme d’être le père de sa petite fille. Cette affaire médiatique prend un tour bien plus inquiétant quand le Joker enlève l’enfant dans le but d’en faire une monnaie d’échange lui permettant d’obtenir un splendide bijou d’une valeur quasiment inestimable. Ce présent est amené à être le cadeau d’anniversaire de sa charmante dulcinée Harley Quinn… Batman se trouve donc personnellement très impliqué dans cette course contre la montre pour sauver une petite fille qui est peut-être la sienne…


L’intrigue de cette suite s’avère bien plus rythmée et intense. Il s’agit d’une course contre la montre dont le suspense transpire de la lecture. On découvre un Batman habité qui a du mal à se contrôler dans cette quête d’un Joker qui semble avoir disparu des radars. Je me suis rapidement passionné pour cette chasse à l’homme dont j’avais du mal à deviner l’issue. « Les contes de fées finissent bien. Et ceci n’en est pas un. » Cette citation du Joker introduit la lecture et semble correspondre parfaitement à l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Le Joker donne l’impression d’avoir toujours un coup d’avance sur le chevalier noir et de le diriger telle une marionnette. Cet aspect du scénario est vraiment un atout fort car elle fait naître des sentiments de frustration et de curiosité chez le lecteur pas désagréables.


La force de l’album réside néanmoins avant tout dans la qualité du trait de Marini. Chaque case, chaque planche est un petit bijou d’illustration. Il transpire de chaque dessin l’amour d’un auteur pour l’univers dans lequel on l’a autorisé à jouer. Il se dégage un dynamisme envoutant de chaque page. Le travail sur les couleurs dégage une atmosphère envoutante géniale. Les différents protagonistes possèdent une identité graphique splendide. Chacun, de Batman au plus secondaire des intervenants, s’avère captivant pour le lecteur que je suis. Cet album est un petit bijou graphique qui pourrait se découvrir pour le simple plaisir des yeux…


Pour conclure, j’ai trouvé Batman – the Dark Charming 2/2 offre une conclusion réussie à un diptyque de qualité. Il offre la même maestria graphique que son prédécesseur en y ajoutant une intensité dramatique plus forte qui sublime la lecture. Je dois bien avouer que je ne serai pas contre un nouveau voyage de Marini à Gotham. Mais cela est une autre histoire…


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Eric17
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le 25 juil. 2018

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