C'était presque inacceptable d'affirmer que j'adorais les mangas sans avoir lu ce classique.
Mais bon, quand je vois la goritude (=mot pour qualifier quelque chose de dégueulasse), la sexitude (= mot pour qualifier tout contenu à caractère sexuel), valait mieux pas que je m'y mette trop tôt.
J'écris ça après avoir terminé le tome 41, dernier tome écrit par Kentaro Miura et que dire à part "wow" face à la diversité d'émotions que j'ai pu ressentir sur toute cette aventure. Je ne me qualifierai pas de grande critique mais il est certain qu'on reconnait la qualité d'une oeuvre à travers l'arc-en-ciel d'émotions que l'on traverse à sa lecture; et cet arc-en-ciel en avait pleins de nuances. Equilibre virtuose entre noirceur, humour absurde, humour noir, dénonciation, leçon, réflexion, mystère, magie, beauté, fantasme.
Donc pourquoi je n'ai pas mis 10 ?
Ahem.
En tant que femme, je ne peux qu'émettre quelques frustrations pour un manga que j'ai envie de qualifier, sur pas mal de passage, comme "culturellement dépassé". Alors oui, c'est inhérent au style littéraire, blablabla, c'est une autre culture, blablabla, mais moi j'ai lu avec mon prisme, ma réalité, et j'ai regretté parfois sortir complètement de l'histoire face à mes regrets de voir comment sont traités les personnages féminins.
SPOILER
Casca, commandante et personnage initialement méga badass qui se retrouve sans arrêt dans la nécessité d'être sauvée et protégée pour terminer comme une légume qui a le chic de se mettre dans la pire des merdes... J'ai eu les mâchoires serrées.
HORMIS CA, et en remettant dans la culture, l'époque, le contexte de l'auteur, je reste quand même impressionnée et amoureuse de ce monde que je n'attends qu'à continuer de découvrir.