le 13 mai 2016
Ordinaire
Je me permets de rédiger quelques lignes pour combler le manque de critique sur ce manga, suffisamment populaire au Japon pour qu'on en parle. Black Clover raconte les aventures d'Asta, un gamin...
Black Clover, c’est un peu comme un buffet à volonté d’anime shonen : ça a l’air prometteur au début, mais à force de tout voir, tu te rends compte que tu connais déjà le goût de chaque plat. Yūki Tabata nous livre une histoire remplie de magie, d’amitié et de hurlements gutturaux, mais le tout manque cruellement de personnalité pour sortir de l’ombre de ses grands frères comme Naruto ou Fairy Tail.
L’histoire suit Asta, un orphelin bruyant avec zéro pouvoir magique dans un monde où tout le monde en a. Son rêve ? Devenir le Sorcier Empereur. Ça ne vous rappelle rien ? Oui, on est en plein territoire déjà exploré. Mais pas de panique, il possède un livre magique ultra-rare qui lui donne des pouvoirs badass pour compenser son déficit naturel. Classique. Et c’est parti pour un enchaînement de combats, de rivalités, et de discours sur la force de l’amitié.
Graphiquement, Yūki Tabata fait le job : les scènes d’action explosent littéralement hors des pages, et le design des sorts et des grimoires est plutôt cool. Cependant, le style manque parfois de finesse, et les visages des personnages se ressemblent un peu trop. C’est comme si chaque protagoniste avait une case "expression générique" qu’ils activaient en boucle.
Côté narration, c’est là que le bât blesse. Black Clover a une fâcheuse tendance à cocher toutes les cases du bingo shonen sans jamais vraiment essayer de surprendre. Asta crie (beaucoup), obtient des power-ups quand il en a besoin (souvent), et bat des ennemis plus puissants grâce à sa "volonté indomptable" (toujours). Les arcs narratifs se succèdent avec des enjeux prévisibles et des méchants stéréotypés, mais peu de moments qui marquent durablement.
Les personnages secondaires, bien qu’attachants par moments, souffrent de leur trop grand nombre. À force d’introduire des mages à tour de bras, Black Clover finit par diluer leur développement, et on a du mal à se souvenir de qui fait quoi. Ah oui, il y a aussi Yuno, le rival taciturne d’Asta, qui est là pour être beau, cool et distant. Classique, encore une fois.
Cependant, tout n’est pas mauvais. Black Clover reste une lecture divertissante si on cherche juste un shonen sans prise de tête, avec des combats spectaculaires et une ambiance bon enfant. Mais si vous espérez quelque chose d’innovant ou d’émotionnellement profond, vous risquez de rester sur votre faim.
En résumé : Black Clover est une formule éprouvée de shonen qui fera plaisir à ceux qui aiment les récits linéaires, les explosions magiques, et les héros bruyants. Mais pour les autres, ce cocktail de magie et de clichés pourrait bien manquer d’étincelle pour vraiment briller.
Créée
le 29 nov. 2024
Critique lue 41 fois
le 13 mai 2016
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