Pour paraphraser ou plutôt citer Audiard le poète, « faut reconnaître… c’est du brutal » ! et cela convient bien entendu à ce troisième volet des aventures du gars Marsault, horrible nazi haineux de l’ultra extrême droite, tout à droite, à côté de l’ascenseur et du local VO (vide-ordures)…
Il nous raconte et nous dessine ici comme de coutume les avanies du monde de gauchos, de socialos, de bobos et d’écolos gauchos dans lequel nous vivons, bon gré mal gré… le politiquement correct, le vivre ensemble, le grand remplacement, l’angélisme, la submersion migratoire, le déni généralisé… etc, etc.
Un dessin d’ailleurs toujours aussi clair et précis… et évidemment très percutant ! ah oui, j’allais oublier : non content d’être xénophobe et passéiste, rétrograde et réactionnaire, le gars Marsault est aussi grossophobe ! quel horrible type, franchement ! en tout cas, on rigole de temps en temps… et on ricane souvent : cet album est pour les sadiques qui aiment le poids des mots et le choc des dessins…
Nonobstant, il peut aussi s’égarer dans la vulgarité la plus vulgaire, le gars Marsault se laissant un peu trop emporter dans son élan de brutalité éventuellement vulgaire… mais à ne pas confondre bien sûr avec la grossièreté : bien que nous nous soignions, nous aimons toujours les mots grossiers. Et il n’en manque pas ici. Et bien sûr, ce n’est pas la taille qui compte… c’est le calibre !