Une petite Bd cyberpunk au scénario bien léger, voire carrément un peu trop « light » comme disent les jeunes de nos jours. On ne s’y ennuie pas trop en tout cas, sauf vers la fin mais ça ne casse pas trois pattes à un canard de toute façon.
D’ailleurs, on se demande s’il ne s’agit pas d’une espèce de satire involontaire… à l’insu de son plein gré peut-être, tellement c’est légèrement… grotesque, simpliste et plutôt bas de plafond.
L’héroïne en tout cas, aidée d’un vieux con bougon, plonge dans un programme (on est dans le cyber-espace virtuel…) qui retient prisonnier son petit copain. C’est un programme porno à dire vrai et le gugusse hébété ne veut plus et ne peut plus en sortir, trop occupé (au cul pet) qu’il est à limer jusqu’à l’intox de délicieuses créatures vaguement habillées de cuir (il manque les fouets, tout de même !).
Cela dit, rien de vraiment érotique là-dedans (dommage), car tout reste bien gentillet dans ce monde dystopique super connecté et déconnecté de la réalité. Le dessin est en tout cas fort réussi et d’une belle précision ; du côté des couleurs, ça flash un peu trop à vrai dire mais j’aime assez le style néanmoins qui fait très « néon ».
Sans être réellement mauvais, cet album qui n’a pas connu de suite (traduction : qui a bidé sévère) s’avère en définitive assez mauvais quand mêem ou… très médiocre à tout le moins.