Dans ce quatrième tome, l’histoire poursuit son demi-tour pour le moins étrange entrepris dans le troisième : rien d’extravagant non plus, ce sont des thèmes récurrents dans la SF mais qui s’éloignent résolument du classicisme en la matière des deux premiers volumes...
Quoi qu’il en soit, Serpieri continue à nous surprendre et tout cela se suit toujours avec un très vif intérêt. Druuna continue (elle aussi) et promène au fil des pages son divin arrière-train avec entrain et tout le monde y a réservé une place, y compris et surtout les « monstres »…
Fabuleux fantasme sur papier perdu dans un univers délicieusement sadique et volontiers voyeur, cet épisode de Druuna ne déçoit point, et ce malgré les étranges tournants de l’intrigue : c’est toujours un régal de se plonger dans son monde décadent post-apo et le dessin virtuose qui l’accompagne, l'illustre et le magnifie !