Ce premier tome m’a happé dès ses premières pages. Le personnage principal, Denji, est une figure improbable : un jeune chasseur de démons en galère, accompagné de sa tronçonneuse-démon Pochita. Leur fusion improbable est à la fois cruelle et fascinante. Fujimoto installe un univers dur, violent, avec des touches d’humour très noir et totalement décalé — un cocktail inattendu qui fonctionne plutôt bien… au début.
J’ai apprécié le contraste entre la simplicité du récit et la folie visuelle : un monde où chaque démon est grotesque, chaque gag peut heurter, et chaque explosion de couleur vient secouer l’ambiance. Les scènes d’action sont nerveuses, presque brutales, et le trait, bien que parfois un peu maladroit, gagne en expressivité dans l’horreur et l’absurde.
Mais malgré ses fulgurances, ce volume m’est aussi paru un peu bancal. Denji est charismatique, mais parfois trop plat : ses ambitions, aussi crues soient-elles, manquent de densité émotionnelle pour vraiment me toucher. Et la violence, si elle surprend au début, tourne parfois à la surenchère sans direction claire. On sent que l’auteur fait le pari du choc plutôt que de la subtilité narrative.
💬 En résumé
Un démarrage tonitruant, visuellement inventif et émotionnellement imprévisible, mais qui souffre d’un manque de cohérence dans le ton et la profondeur des personnages. Un début intriguant, mais encore en rodage.
🖋️ À lire si tu veux découvrir un manga qui ne ressemble à rien d’autre — mais sans chercher une intrigue lisse ou rassurante dès le départ.