Ce douzième tome marque le début d’un nouvel arc pour Chainsaw Man, et s’il conserve la folie et l’ironie si propres à Fujimoto, il peine parfois à retrouver la puissance émotionnelle et narrative des volumes précédents. L’arrivée de nouveaux personnages apporte un souffle différent, mais leur traitement reste encore trop en surface pour captiver pleinement. Le ton oscille entre satire du quotidien et débordements sanglants, sans toujours trouver le bon équilibre.
On sent pourtant chez Fujimoto cette envie de déconstruire son propre mythe, de faire vaciller son héros dans un monde plus banal, presque désenchanté. L’idée est audacieuse, mais la mise en place traîne un peu, comme si l’auteur cherchait encore le bon rythme pour relancer son récit. Graphiquement, c’est toujours aussi inspiré : le découpage nerveux, les visages crispés, la violence explosive gardent cette intensité qui fait la marque de la série.
Résumé : Un tome de transition maladroit mais intriguant, où Fujimoto semble vouloir réinventer son univers sans encore parvenir à le stabiliser.
🪚 Entre chaos et introspection, Chainsaw Man explore de nouvelles voies, au risque de perdre un peu de son mordant.