Avec ce dix-neuvième tome, Tatsuki Fujimoto poursuit la trajectoire erratique de la seconde partie de Chainsaw Man, en accentuant encore la discontinuité du récit. Le volume multiplie les situations absurdes et les ruptures de ton, tout en maintenant ses personnages dans un état de sidération permanente. Denji et Asa continuent d’évoluer dans un monde où la logique semble volontairement instable, reflétant une vision du chaos plus existentielle que spectaculaire.
Si l’énergie iconoclaste de Fujimoto est toujours perceptible, elle peine ici à se transformer en véritable tension dramatique. Les enjeux restent flous, certaines scènes donnent l’impression de se succéder sans réelle progression, et l’émotion peine à trouver un point d’ancrage durable. Le dessin conserve son expressivité brute et son sens du choc visuel, mais l’ensemble ressemble davantage à une accumulation d’idées qu’à un récit pleinement maîtrisé. Ce tome confirme une dynamique frustrante, plus stimulante sur le plan conceptuel que réellement engageante.
Résumé
Un volume confus et inégal, qui intrigue sans convaincre.
🪚 Toujours imprévisible, mais de plus en plus insaisissable.