Cette suite m’a plus secoué que le premier tome, autant par l’intrigue que par la narration : on sent que l’histoire prend enfin de l’ampleur. Denji cesse de tourner en rond autour de ses fantasmes (oui, toujours eux) et commence à poser de vrais choix. L’introduction de la mission contre le démon-flingue installe une direction plus claire, avec des enjeux concrets et une tension plus structurée.
Ce que j’ai vraiment aimé, c’est le dosage entre action pure et moments plus calmes : des combats impressionnants (Ouh! La chauve-souris !) et une mission quasiment barrée dans un hôtel dimensionnel, créant une ambiance absurde et angoissante à la fois. Entre les deux, Fujimoto insère des introspections minimalistes mais efficaces sur les rêves, les regrets, et les motivations sincères de ses personnages.
Même si l’héroïque Denji reste crûment drôle — franchement, son rêve qui se brise, c’est presque touchant — ce tome marque un véritable tournant dans son évolution : on sent une transformation interne, même si elle reste brute. L’écriture gagne en finesse, et on passe du gag aléatoire à quelque chose d’un peu plus consistant.
Le style visuel, lui, explose à nouveau. Le dessin est plus nerveux, plus fluide. Fujimoto semble avoir gagné en assurance graphique : les scènes d’action claquent, les mises en page sont intelligentes, et chaque case transpire l’énergie. C’est sale, violent, mais c’est vivant.
💬 En résumé
Un tome solide qui donne enfin du corps à l’univers de Chainsaw Man. Entre explosivité visuelle, humour déjanté et enjeux plus clairs, ce volume élève sérieusement le niveau. Un vrai tournant… même si on reste dans un chaos contrôlé qui demande un peu d’ouverture d’esprit.
🖋️ À lire si tu veux voir Denji sortir un peu du brouillard et t’entendre dire : “Ah, ça commence à faire sens, bordel.”