le 20 nov. 2013
Critique de Come prima par jerome60
1958, quelque part en France. Giovanni a retrouvé son grand frère Fabio. Dix ans qu'ils ne s'étaient pas vus. Il n'est pas venu seul, leur père est avec lui. Dans une urne. Son décès a convaincu...
Début des années 1960 – France – Giovianni annonce à son frère Fabio la mort de leur père. Mais ce n’est pas tout, il voudrait que Fabio l’accompagne pour ramener les cendres sur la Terre de leur enfance. Cette idée n’enchante pas ce dernier qui a coupé tout lien avec sa famille depuis de nombreuses années mais pourtant il finit par céder. Ce road-trip inattendu sera l’occasion de renouer contact et compléter les blancs du récit familial.
A travers le personnage de Fabio, caricature de l’Italien orgueilleux et sanguin, ce roman graphique tisse le récit d’une double déclaration d’amour, celle d’un exilé à son pays natal, celle d’un homme à sa famille. L’histoire d’une famille décousue, de liens distendus, de la honte de soi et du refus d’avouer ses erreurs sont autant de faits que nous connaissons tous. A partir de thèmes universels, Alfred met en scène deux personnages authentiques dans une Italie pittoresque à souhait. Les draps blancs qui claquent sur le fil à linge, les orangers dans le soleil couchant, le campanile phare de la campagne, le troquet immuable peuplé des hommes du village donnent corps au récit d’une nostalgie intime et silencieuse. L’illustrateur donne vie au mal de pays comme nul autre.
Dépaysant et touchant, Come prima peine toutefois à satisfaire pleinement son lecteur. A l’image d’une orangeade savourée sur la terrasse d’un café par temps de forte chaleur, on prend le temps de déguster mais le verre semble vide bien trop vite sans nous avoir contenté pleinement. En effet, on a accompagné les deux frères sans se sentir leurs semblables. On les a observés mais on partage peu en souvenirs et pensées avec eux. Le récit est à l’économie de l’expression de l’intime. L’horizon est lumineux et la chaleur irradie sur notre visage exposé aux rayons du soleil méditerranéen mais on regrette de ne pas avoir au moins eu la chance de goûter à cette limonade pétillante qui traîne sur le coin du bar. On aspirait même à une petite baignade rafraîchissante.
Bref, passé les espoirs déçus d’un récit qui reste en surface et d’une intrigue sans surprise, Come prima se savoure avec plaisir tel le flirt des vacances de notre enfance. Alors, on danse ?
Créée
le 27 févr. 2020
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le 20 nov. 2013
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