Troisième tome de la série Morbus Gravis / Druuna qui prend une direction quelque peu inattendue alors que les deux premiers étaient dans une continuité tout à fait idéale. Surprenant et déconcertant même si le scénario retombe sur ses pattes à la fin du volume mais tout de même, dans le genre tiré par les cheveux… Les cheveux de Druuna bien sûr.
L’ambiance décadente reste en tout cas toujours aussi fascinante dans ce monde post-apo, aussi fascinante que son héroïne bien entendu. Finalement, on a un petit côté ou un gros côté sadique dans cette oeuvre, nous pouvons le dire après ces trois albums : Druuna subit régulièrement des sévices qui finissent toujours par lui plaire. Et à nous aussi.
Alors, serait-ce Justine ou les malheurs de la vertu ? Druuna ou le bonheur du vice ?… on en redemande assurément. Il est à noter que Serpieri (dont le dessin est toujours superbe) se met en scène dans ce volume (le docteur…) et se fait dire à Druuna : « une femme comme toi, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer » !...