Eh bé, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas là-dedans ! on lit tout d’une traite sans s’en rendre compte, la vache ! l’on suit donc la toubib de la Trauma, elle-même victime d’un trauma (au tout début de l’album) et effectivement, on comprend qu’elle soit un brin traumatisée, la pauvrette… mais c’est ça Night City, la ville qui ne dort jamais !
Sans rien dévoiler en tout cas, la voici un peu plus tard devant un cas de conscience et c’est assez bien vu, ma foi… et pendant ce temps, l’on sait bien sûr le lot quotidien de la TT lorsqu’elle doit intervenir dans les quartiers les plus chauds de la ville, où les gangs dégénérés font la loi (comme au Mexique… ou en France quoi).
Oui, l’équipe doit souvent se frayer un chemin (c’est le Samu avec des flingues) afin d’atteindre le patient… le client pardon, couvert par sa mutuelle ‘Platine’ ! c’est donc -surtout- bourré d’action avec quelques pauses fugaces, des moments d’introspection de ‘Nadia’ la doctoresse assez à côté de ses pompes (c’est son trauma) dans cette intervention décidément très agitée…
Tout cela est intéressant… néanmoins, la fin s’avère maladroite en définitive et peu crédible : elle gâche ce beau potentiel à moitié réalisé, hélas. En outre, la dramatisation excessive reste typique du jeu d’origine… certes, on comprend les motivations de l’héroïne mais sa mentalité est victime d’un wokisme rampant à l’oeuvre dans cette bédé. Il en est de même pour l’agenda trop évident DEI ESG avec option misérabilisme à la petite semaine…
Le dessin pour sa part souffle le chaud et le froid : les environnements ne sont pas trop mal mais les personnages sont mal croqués. Les couleurs n’agressent pas trop la rétine dans l’ensemble, la lisibilité reste très correcte dans l’action. Dommage que l’impression demeure mitigée, une impression globale de fouillis en fait… mais rien d’inquiétant non plus.