Une fois n’est pas coutume pour les comics de Cyberprout, à savoir en l’occurrence le dessin, notamment pour les environnements, ici étonnamment réussi ! on dirait qu’ils ont scanné des captures du jeu, puis appliqué des filtres pour leur donner un aspect de bédé… mais peu importe.
Par contre, les personnages sont moins convaincants : le style est trop anguleux, trop contrasté et abuse de la bichromie (oui, deux couleurs seulement !)… Ce phénomène peut affecter aussi le décor de temps à autre, histoire de faire ‘style » et ‘genre’… cyberpunk noir en somme. Du coup, attention à la prétention, résultat de ce que l’on croit le mieux, alors que ce dernier est l’ennemi du bien.
Mais passons, car globalement, l’ambiance est bien rendue. Et l’espèce d’histoire pour sa part a l’air ballote, pour ne pas dire simplette et anecdotique avec son anti-héros principal tout à fait transparent…mais l’action ne manque pas et le coup de théâtre vers la fin explique bien des choses, de façon cruellement ironique, ma foi. Voilà qui surprend en tout cas !
Comme de coutume également, la déprime reste cependant de rigueur dans la « cité des rêves »… mais surtout du désespoir parce que dans le monde de Cyberbug, noir, c’est noir et il n’y a plus d’espoir ! un album sympathique quand même, assurément.